Le câble sous-marin Medex, qui raccorde le réseau internet algérien de fibre optique au réseau international reliant les Etats-Unis d’Amérique à l’Asie par le Bassin méditerranéen est enfin opérationnel après 14 mois de travaux et tests techniques. La mise en service de ce câble a été effectuée, au niveau de la station de Sidi Salem à Annaba en février dernier.
En effet, ce projet, considéré comme «stratégique», qui concrétise la «démarche de consolidation de la souveraineté nationale» dans le domaine des télécommunications, a été effectué par une équipe d’ingénieurs, de techniciens et de cadres algériens dans «des délais records» de 14 mois entre conception, étude et réalisation, a-t-on indiqué lors de la cérémonie de mise en service.
D’une durée de vie de 25 ans et offrant 200 gigabits extensibles à 2,2 térabits/seconde, ce câble sous-marin, d’une longueur de 180 km de câbles installé à 6.000 mètres de profondeur, vise à augmenter significativement le débit et améliorer les services internet. Cette connexion sous-marine, qui relie précisément l’Algérie par Annaba au réseau international partant de Virginie (USA) vers Hongkong en Asie via la Méditerranée, devra sécuriser le réseau internet national contre les coupures et perturbations surtout que le premier câble sous-marin SMW4 atteindra le terme de sa validité en 2020.
Le câble en fibre optique, d’un coût de 32 millions de dollars, a été fabriqué par l’entreprise française Alcatel-Lucent. Il permettra de gérer le flux d’internet entrant et sortant de l’Algérie, le transfert du DATA, augmentera la vitesse et le flux d’informations vers l’Algérie mais aussi augmentera les capacités de connexion à domicile et dans les entreprises.
Le câble ORVAL/ALVAL prêt en avril prochain
L’autre projet phare algérien en l’occurrence, le câble sous-marin en fibre optique ORVAL/ALVAL reliant l›Algérie à l›Espagne (Alger-Oran-Valence), dont les travaux de réalisation ont été lancés en octobre dernier, sera reçu «au courant d’avril prochain», a-t-on fait savoir. Pour rappel, il a été révélé, en janvier dernier, que les trois stations d›Alger, d›Oran et de Valence ont été réalisées et que des tests techniques seront effectués une fois la partie terrestre sera connectée sur le sol espagnol. «Le système est déployé et les trois stations Alger-Oran-Valence sont réalisées. Les tests techniques d›énergie et de connectivité commenceront dès qu›on connectera la partie terrestre sur le sol espagnol pour lequel on est en attente des autorisations des autorités espagnol. C›est le travail de 2 ou 3 mois pour exploiter ce câble», avait-on encore expliqué.
A travers ces réalisations dans le domaine de sécurisation des réseaux et augmentation des capacités de débit de l’internet, l’Algérie mobilise l’équivalent de 8 térabits qui représente «quatre fois les besoins d’utilisation nationale permettant ainsi au pays d’ambitionner de se positionner sur le marché africain de commercialisation des services internet», a-t-on ajouté, révélant que des «investigations sont en cours» pour chercher d’autres voies, d’autres câbles afin de sécuriser davantage le réseau national.
«Si l’Algérie dispose d’au moins cinq câbles opérationnels en même temps, elle sera vraiment à l’aise pour quelques années», avait-on estimé.
Ces nouvelles lignes sont appelées, une fois opérationnelles, à réaliser un «bond» considérable en matière de haut débit et offrir des prestations de grandes qualités aux abonnés d’internet. Selon l’opérateur historique Algérie Télécom, les problèmes de «faible débit» signalés actuellement sont dus, d’une part, aux capacités limitées de l’ancienne ligne sous-marine Annaba-Marseille mais, aussi, à la vétusté des réseaux d’internet existants au niveau de certaines grandes agglomérations urbaines.
Un responsable d’Algérie Télécom avait indiqué que le système ORVAL/ALVAL va renforcer la bande passante internationale de 400 Gigabits/s, qui est extensible jusqu’à 10 Terabits/s et le projet MEDEX, renforcera la bande passante internationale par 200 Gb/s et sera extensible jusqu’à 2,2 Tb/s.
«Ces deux projets d’envergure visent à offrir une connectivité plus large, plus sécurisée, et résiliente. Ils ambitionnent également à soutenir les ambitions économiques algériennes vers le continent africain», avait-il expliqué.

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