Sylabs innove en organisant une rencontre dans ses locaux sous le thème « Perspectives des Fintech en Algérie » avec deux invités: Ismail Chaib, un expert dans le domaine de la FinTech installé en Allemagne et Julien Jolivet, directeur du retail chez Natixis avec la présence d’étudiants et de professionnels de la finance.

Ismail Chaib débuté la session et sa première phrase est «en Algérie, il n’y a que 38% de la population qui est bancarisée». Un silence se fait dans la salle et l’orateur continue en disant que «il y a donc des opportunités». Slide après slide, Ismail Chaib explique, vulgarise et montre que les développements technologiques dans le secteur bancaire et financier devraient changer le système et la manière dont les consommateurs interagissent avec les banques. En tant que ‘défricheur’, «cela fait sept ans que je travaille dans le domaine des Fintech» dira-t-Il, tout en soulignant que «dans le domaine des fintech, il faut surveiller la sécurité et la réglementation». Au cours des deux dernières années, dira-t-il «les startups fintech dans le monde ont bénéficié d’investissements sans précédent. C’est autant d’opportunité pour les start-ups pour peu qu’il y ait de l’innovation et de la créativité». De plus, dira-t-il, les entreprises FinTech doivent donc veiller à ce que leurs services intègrent tous les aspects de l’hyperdisponibilité afin de fournir une valeur réelle aux clients, quel que soit le périphérique utilisé ou le lieu depuis lequel ils y accèdent. Il ne sert à rien d’innover ou de créer une application si elle ne fonctionne pas lorsqu’un client en a besoin.

Allant plus loin, il dira «au début, les startups fintech se ‘bagarraient’ avec les banques, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ils essaient de travailler ensemble». Mettant en avant les opportunités, il dira que «l’algérien compte sur son smartphone pour accéder à des services auxquels ils n’auraient normalement pas accès. Pensez à la manière dont les solutions d’argent mobile répondent aux besoins d’une importante population non bancarisée. Les chiffres indiquent qu’en 2017, 38% des personnes vivant en Algérie n’avaient pas de compte bancaire.» Il termine son speech en disant que «notre pays est un cashbase. Cela peut être un frein, mais aussi énormément d’opportunité»

Au cours de la séance question/réponse et suite à des questions d’étudiants sur les débouchés de la fintech et comment accéder aux marchés avec les banques, il répondra en disant «il faut créer de la confiance» tout en ajoutant que «la technologie permet d’éviter les challenges et les blocages. Il faut commencer même petit, mais il faut commencer. Il faut expérimenter. Il faut tester» tout en soulignant «qu’en général, les deals sont trop longs».

Le deuxième animateur de cette journée Fintech est Julien Jolivet qui a commencé son speech par cette phrase «47% des métiers existants aujourd’hui auront disparu dans 5 ans» tout en ajoutant que «la techno a créé des emplois». Il dira, en autre que « tout projet dans la Fintech doit répondre à un besoin des clients». Le Directeur Retail chez Natixis Algérie est revenu sur l’expérience de la première banque mobile Banxy tout en mettant en avant le fait que «tout a été fait en concordance avec le régulateur». Il nous dira, en aparté, que «concernant l’application Blanxy, il y a eu plus 100.000 téléchargements qui ont effectué».

Enfin, les technologies financières qui sont appelées à se développer en Algérie doivent adopter l’hyperdisponibilité dans toutes les facettes de l’entreprise si elles veulent se différencier, mais aussi pour séduire une clientèle de plus en plus instable.

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