Facebook a été piraté et 50 millions de compte ont été compromis. Les déboires continuent pour Facebook qui semble de moins en moins capable de regagner la confiance de ses utilisateurs. Cette vulnérabilité n’aurait pas pu arriver à un pire moment pour Facebook, dont les dirigeants sont encore sous le choc de l’affaire ‘Cambridge Analytica’ qui se sont déroulés à la suite de l’élection présidentielle américaine de 2016. Le groupe est critiqué pour avoir servi de plateforme de manipulation politique.

Les excuses de Mark Zuckerberg, à chaque piratage et devant le Congrès américain dans l’affaire Cambridge Analytica, ne suffisent cependant plus à redorer l’image de Facebook car les scandales à venir auront un impact davantage financier que par le passé. En effet, en juillet dernier, après avoir annoncé un chiffre d’affaires trimestriel et un nombre d’usagers jugés décevants, le groupe avait dévissé en Bourse.

De plus, le réseau social fait déjà face à de nombreuses enquêtes fédérales sur ses pratiques en matière de confidentialité et de partage de données, notamment une enquête de la Federal Trade Commission et une autre menée par la Securities and Exchange Commission. Les deux enquêtes tournent autour des déclarations faites par Mark Zuckerberg au Senat américain sur ‘l’affaire Cambridge Analytica’. Il fait également face au spectre d’une réglementation plus agressive du Congrès, dans la foulée d’une série d’audiences parfois controversées sur la confidentialité des données.

Facebook pourrait également faire l’objet d’une surveillance sans précédent en Europe, où le nouveau règlement général sur la protection des données, ou GDPR, exige les entreprises divulguent un manquement à une agence européenne dans les 72 heures suivant son apparition. En cas de risque élevé pour les utilisateurs, le règlement exige également qu’ils soient directement informés. Facebook affirme avoir informé la commission irlandaise de la protection des données de ce problème.

Si Facebook est largement critiquée pour sa gestion des données personnelles de ses utilisateurs, elle n’est toutefois pas la seule plateforme technologique à être pointée du doigt. Twitter et Google sont également prises à partie. D’autant que la gestion de ces données est la base du modèle économique de ces plateformes. Ces attaques massives connaissent une recrudescence depuis maintenant plusieurs années et jusqu’à présent, des géants du numérique tels que Yahoo, Uber ou encore Dropbox ont été touchés.

La question de la gestion et de la protection de données personnelles est en ligne de mire. Doit-on légiférer ou doit-on laisser faire les plateformes?

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