Aucun doute désormais : le monde de demain sera rempli de robots et d’IoT, enrichi d’intelligence artificielle, de plus en plus piloté par des algorithmes qui vont orchestrer information et services.
Comme il y a eu ‘un avant Snowden- pour la sécurité informatique et un après, il y a, maintenant, un avant ‘Cambridge Analytica’ et un après. Avant, on pensait que les algorithmes étaient francs, froids et réglaient nos problèmes, aujourd’hui, nous savons que nous serons surveillés, scrutés et profilés en permanence, par une poignée de grosses firmes, en général mal contrôlées qui utilisent des algorithmes pour cela. Les machines risquent de nous manipuler, voire de modifier notre rapport au monde. Après ‘l’affaire Cambridge Analytica’, il y a, dans le monde, une crise de confiance dans les algorithmes qui sont non transparents et qui manipule. C’est la face cachée des algorithmes de Facebook qui nous font plaisir et nous maintiennent engagés, addictifs, au nom de son modèle d’affaires. Ce sont eux qui choisissent les contenus de notre newsfeed. Pas nous. Ils façonnent donc l’information mondiale. Or, leurs intérêts sont différents des nôtres et du bien commun. Un autre élément du Gafa, Google qui peut par les résultats de search qu’il indexe influencer, par exemple, un processus électoral ou une foire ou un pays. Aujourd’hui, les algorithmes influencent déjà les recrutements, les enquêtes de police et les décisions de justice, entre autres, aux États-Unis . Demain, quels seront les choix du constructeur d’automobiles autonomes quand l’algorithme devra décider dans la milliseconde la victime d’un accident ? Quelle solution avons-nous ? Les auditer ? Créer une commission pour les lire et voir exactement ce qu’ils font ? Il y a quelque chose à faire. Oui, mais quoi ? Personne aujourd’hui n’a de réponse claire.
Si on ajoute de l’intelligence artificielle, alors là, tout change même si comme le dit Kevin Kelly, fondateur en 1993 de Wired, «mieux vaut parler pour l’instant d’habileté ou d’astuce artificielle que d’intelligence » car, pour lui, elle reste très mécanique et très éloignée encore des capacités humaines. Mais avec les milliards de milliards de data que récoltent les Gafa, cette habileté pourra être élargie, produite en masse et, grâce au fameux effet de réseaux, s’améliorera au fur et à mesure de son déploiement et deviendra, de facto, une commodité qui fera qu’avec le développement exponentiel de l’intelligence artificielle, dans vingt ans, les progrès seront si importants, que soit l’intelligence artificielle nous dictera quoi faire, soit elle choisira de coopérer avec nous. Et ça aussi, personne ne peut le prédire, aujourd’hui.
Demain ? Peut-être, mais ça sera fait avec de l’intelligence artificielle !

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