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Le directeur général de l’Office nationale des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA), Sami Bencheikh El Hocine, a annoncé le 3 mai dernier, avoir alerté le gouvernement sur la gravité de certaines chaines de télévisions privées algériennes qui diffusent des films et autres produits télévisuels notamment étrangers sans avoir acquis les droits au préalable.
«J’ai transmis un message au gouvernement pour leur demander de trouver des solutions ou mécanismes à mêmes de mettre un terme à cette situation», a précisé le DG de l’ONDA, en réponse à une question sur le piratage par une chaîne TV privée algérienne d’un film, de l’opérateur américain de vidéo à la demande Netflix, non destiné à la télévision mais au téléchargement. M. Bencheikh a dénoncé cet état de fait le qualifiant de «vol d’une propriété artistique». Suite à une mauvaise réputation de l’Algérie en matière de piratage vidéo, Netflix (disponible depuis deux ans en Algérie) a rompu ses négociations avec l’ONDA, a-t-il regretté.
D’autres sociétés de production étrangères se sont plaintes également auprès de l’ONDA pour mettre un terme au piratage de leurs films sans avoir acquis les droits de diffusion.
«Ces chaines privées ont mis l’Algérie dans une situation délicate. A ce rythme, on va faire face à des problèmes inextricables. Un producteur de films peut ester en justice l’Algérie s’il constate qu’une de ses productions cinématographies ou télévisuelles est diffusée par une chaine de télévision sans son accord. Il peut ainsi saisir (par voies juridiques) des biens appartenant à l’Etat algérien à l’étranger», a-t-il expliqué, avant de prier les responsables de ces chaines, sans les citer nommément, de faire preuve de professionnalisme et de ne diffuser un produit que si les droits ont été acquis.
Il est à relever que certaines chaines de télévisions privées algériennes ont diffusé ces derniers mois des films fraichement sortis dans les salles de cinéma aux Etats-Unis et en Europe et l’acquisition de ces productions coute très chère. Pour rappel, l’ONDA a eu à traiter en 2017 de cas de chaines de télévisions privées algériennes qui diffusaient des chansons algériennes sans payer les droits.
Il faut savoir que plus de 60 chaines TV privées algériennes diffusent leurs programmes via des satellites étrangers, dont Nilsat, Astra, SES et Yahsat, et opèrent en Algérie sous des entités juridiques étrangères, notamment libanaises, jordaniennes, britanniques , françaises ou encore émiraties. Sur l’ensemble de ces chaines privées, seules 5 chaines à savoir Ennahar TV, Echorouk TV, Dzair TV, Hoggar TV et El Djazairia One ont été autorisées par les autorités publiques à ouvrir leurs bureaux à Alger.

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