Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedou, a donné, aujourd’hui, le départ à l’opération d’établissement du permis de conduire biométrique à points qui est fabriqué par HB Technologies. C’est au Centre national de production des documents d’El Hamiz qu’a été fait la première opération qui touche quatre Dairas pilotes : Alger, Dar El Beida, Baba Hassen et Kouba en attendant de la lancer sur toutes les Dairas.

Le permis biométrique à points a été officiellement lancé ce dimanche 01 avril 2018 par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, lors d’une cérémonie de présentation à la Direction des titres et des documents sécurisés. Le permis biométrique a été lancé en présence du ministre de l’Intérieur, Nourreddine Bedoui, des ministres des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane et Imane-Houda Feraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique.
Le document a été présenté par Hassan Boualem, directeur des Titres et des documents sécurisés au ministère de l’Intérieur, est de format carte de crédit qui est dual forme pour sa lecture. En effet, il est NFC et à contact direct, selon le’ lecteur que possède l’autorité qui veut lire le permis de conduire à point.
Ce permis de conduire, hautement sécurisé et totalement conforme aux normes internationales possède au départ 24 points et sera délivré à tous les détenteurs de permis. Le retrait de points se fera selon la gravité des infractions et des délits routiers commis. Il est subdivisé en 4 degrés de contraventions qui nécessitent un retrait de 1 à 6 points selon la nature de la contravention et 10 points en cas de délit. En cas de retrait définitif, le conducteur déchu devra attendre six mois avant de postuler pour une nouvelle formation afin d’obtenir un nouveau permis de conduire.
En ce qui concerne son déploiement à travers l’ensemble des Dairas, il dira que la première étape, lancée ce dimanche 01 avril 2018, concernera les nouveaux détenteurs de permis dans quatre communes de la wilaya d’Alger. Il faudra attendre le troisième trimestre de 2018 pour que le permis biométrique commence à être délivré dans d’autres wilayas. Le 4é trimestre 2018 verra sa généralisation à tout le territoire national. L’autre disposition coercitive contenue dans ce système de permis à points est liée au non-paiement de l’amende forfaitaire qui fait que le FF FFconcerné perd deux points de plus en cas où, son amende n’est pas honorée dans un délai d’un mois. Au cas où le fautif dispose d’une carte de crédit, par exemple Dahabia, il pourra payer sur place son amende.
Les responsables du ministère de l’Intérieur ont également présenté lors de la même cérémonie les projets des autorités algériennes en matière de numérisation pour la Commune. En effet, les APC seront, à partir de mai prochain, dotées de lecteurs électroniques permettant la lecture de l’ensemble des documents informatisés, dont le permis à point, mais aussi la carte d’identité biométrique pour régler au plus vite les problèmes des citoyens.

 

Match-On-Card
D’après les informations que nous avons, le permis de conduire biometrique contient en plus une Wallet reliée à la carte Dahabia d’Algérie Poste. De plus, c’est une carte de type ‘Match on card’ qui associe la biométrie à des cartes à puce, ce qui permet aux utilisateurs non seulement de transporter leur biométrie avec eux, mais aussi de la faire correspondre à la carte. Cela signifie une plus grande confidentialité pour le titulaire de la carte. Match-on-Card permet à l’empreinte digitale d’être stockée sur la carte et correspond de manière sécurisée à l’empreinte digitale directement sur la carte elle-même. Cette vérification biométrique réduit la fraude, protège les données personnelles et fournit une authentification forte de l’identité.
Dans une implémentation biométrique traditionnelle, par exemple, d’empreintes digitales, un utilisateur établit d’abord une identité afin d’être ajouté au système. Pour ce faire, des informations personnelles sont fournies et les empreintes digitales sont scannées pour créer un modèle ou une représentation vectorisée de l’image. Le modèle capture les aspects fondamentaux de l’image et les transforme en une représentation beaucoup plus petite et peut être adaptée plus rapidement. Dans les systèmes biométriques traditionnels, les modèles sont ensuite stockés dans un système central avec les informations d’identification alors que pour le ‘match on card’, la carte exécute un algorithme de comparaison d’empreintes digitales et produit un score révélant à quel point l’empreinte digitale envoyée à la carte est similaire à celle stockée sur la carte. La différence fondamentale entre ce processus biométrique traditionnel et un processus de correspondance est le fait que sans la correspondance sur carte, le modèle est verrouillé sur la carte à puce. Et on a donc affaire à un faussaire. De plus, avec la correspondance sur la carte, la probabilité d’interception des données est pratiquement éliminée. Petit inconvénient, l’ordinateur sur la carte n’est également pas aussi puissant qu’un ordinateur complet, de sorte que la vitesse pour établir l’identité est réduite. Enfin, un problème potentiel lié à cette méthode est que, dans le cas d’une correspondance hors ligne, aucune autorité centrale ne peut dicter les autorisations ou enlever des points.

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