L’affaire de Facebook a montré au monde l’étendu des data brutes, qu’il possède sur l’ensemble de ses abonnés, de surcroit gratuits. Oui, énormément de données brutes. Il aura fallu un ‘Cambridge analytica’, ses algorithmes, son Intelligence artificielle, et ses fonctions mathématiques pour rendre les données lisibles et utilisables. La complication est que personne n’a donné de ‘OK’ à Cambridge Analytica pour triturer ses données. Cela pose un problème. Un marketeur me dit « si c’est gratuit alors c’est toi le client ». De plus, nous ne savons pas exactement ce qui est fait avec nos données.. En revanche, la plupart d’entre nous affichent aveuglément leur vie privée sur Facebook, effectuent des recherches sur Google, quelques uns de plus nantis font des achats sur Amazon et nous interagissons quotidiennement avec des dizaines d’applications connectées sur nos téléphones. L’élection de Trump a levé les équivoques et les non-dits. Les « non, ils ne vont pas le faire » ou « ça ne va pas, vendre nos informations ? » n’ont plus rien à dire. C’est fait. Il faut réagir. Vite et bien et se poser des questions, car Les puissants Gafa ont plus d’un tour dans leurs sacs et ils ne veulent pas que la poule ne ponde plus. Que devrions-nous exiger de ces entreprises à l’avenir? Quel rôle les régulateurs devraient-ils jouer? Et surtout, comment pouvons-nous mieux connaître ce qui est fait avec nos données et quels types de contrôles devrions-nous avoir? Choisir la solution européenne ou la solution chinoise ? J’ai discuté avec un certain nombre de connaissance sur ce sujet. Tous ne savent vraiment pas quels sont leurs atouts ou ce qu’ils ont le droit de faire, et encore moins savent quels types de paramètres ou de contrôles sont disponibles et / ou comment les utiliser. J’ai remarqué une certaine naïveté dans leurs discours. Dans un pays mono-exportateur et multi-importateur mais aussi mono-câblé, toute information est ‘jugée bonne’ pour les entreprises qui font des affaires avec notre pays. Alors, la faire passer par Cambridge Analytica et c’est le jackpot. La data est le pétrole du XXIé siècle alors c’est quelque chose que nous devons prendre en charge et en savoir plus. Et surtout vulgariser et communiquer encore et encore pour arriver à ce que les 44 millions d’Algériens sachent ‘presque’ exactement ce qu’ils font avec les Gafa et les petits enfants du Gafa.

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