Il fallait le faire et ce gouvernement l’a fait. Le blocage des importations de téléphones mobiles a permis la mise en place de structure d’assemblage de Smartphone en Algérie. Certain penseront immédiatement à « l’air pour gonfler les pneus » et d’autres aux formidables opportunités qu’offrent la présence de ces unités d’assemblage qui non seulement offre de l’emploi, il en faut, mais aussi des possibilités d’appropriation, d’innovation et de création. L’année 2018 restera dans l’histoire comme les années de modernisation de l’appareil productif national qui s’accompagnera de l’éclosion de l’industrie électronique. Cette industrie qui repose sur des technologies de pointe et irrigue l’ensemble des processus de production. De ce fait, elle est au cœur du fonctionnement du système industriel mondial. En effet, c’est vers les années 70 que l’industrie électronique fait son entrée en Algérie à Sidi Bel Abbes dans la production de téléviseur et à Tlemcen, dans les années 80, dans la production d’équipement de télécommunication. Il faut attendre les années 90 pour qu’apparaissent les premiers micro-ordinateurs de fabrication locale à Oran. Bien que tardif, mais prenant en compte le caractère stratégique de l’électronique ou du domaine de l’électronique, les pouvoirs publics, aujourd’hui par l’interdiction d’importation, demain par des aides, des demandes ou autres, veulent promouvoir et participer au développement de cette activité. Le bourgeonnement de ces unités d’assemblage aujourd’hui, permet d’une part un apprentissage technologique et d’autre part une diffusion technologique locale. En effet, elles deviennent elles-mêmes donneurs d’ordres pour des entreprises nationales ce qui permet un effet de diffusion technologique dans le tissu industriel local. Le transfert de technologie peut permettre un raccourci du rattrapage technologique que s’il existe une véritable appropriation et maîtrise de la technologie transférée. Le but étant de s’approprier la technologie et l’objectif est d’élever la compétitivité internationale de l’industrie. Il reste beaucoup de travail à faire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
4 × 24 =