Le nouveau système de cryptage du fameux bouquet TV français Canalsat lancé en janvier 2017 en grande pompe pour mettre un terme définitivement au piratage de ses chaines de télévision, a été une nouvelle fois décrypté. Les récepteurs numériques fabriqués en Algérie, à l’image de l’Atlas HD100 et l’Atlas HD200, de certains modèles de Starsat et de Géant ainsi que ceux fabriqués par Condor, Iris et Stream System sont parvenus à décoder le système de cryptage de Canalsat qui a pu bloquer des mois durant la majorité des récepteurs numériques et déstabiliser le marché du piratage notamment en Algérie.Pour rappel, le nouveau système de cryptage de Canalsat lancé le 14 janvier dernier avait rendu caduque plusieurs démodulateurs fabriqués en Algérie ou importés. Ces derniers n’arrivaient plus à décoder les bouquets Canalsat et Bein Sport qui sont très suivis dans le pays. La réception de plusieurs chaines de Canalsat notamment les chaines Canal+ de même que les chaines TNTSAT étaient impossibles. Des freeze, des coupures et blocages de la majorité des chaines ainsi que des beug du démodulateur et des déconnexions des serveurs intervenaient fréquemment en dépit des diverses mises à jour proposées par les fabricants de récepteurs numériques pour contrecarrer les attaques de Canalsat et le bouquet qatari Bein Sport. Il faut savoir que les récepteurs satellites algériens utilisent pour la plus part d’entre eux des serveurs GShare, StarShare, Cccam et autres systèmes de Card Sharing pour le décryptage des chaines TV. Pour capter ces chaines, il suffit de s’abonner à un serveur pirate via un revendeur de démodulateur qu’on retrouve partout en Algérie. Toutefois, il faut mettre à jour son démo ou acquérir un récepteur doté de système de décryptage de dernière génération. L’abonnement à un serveur pirate coûte 3000 DA par an.

Les démos Atlas HD100 et HD200 perd du terrain sur le marché
Toutefois, le système anti-piratage TV de Canalsat continue de mettre à mal plusieurs serveurs illégaux qui subissent des attaques régulières. Des démos utilisant ces serveurs comme l’Atlas HD100 et HD200 et certains modèles de Starsat et Géant sont attaqués énergiquement et n’arrivent plus à décrypter de manière régulière le chaines de ce bouquet et cela en dépit des mises à jour proposées par les fabricants de ces récepteurs satellites, qui, en définitif, se sont résignés à proposer d’autres flashs et donc ont décidé à abandonner nombre de leurs récepteurs phares.Le système anti-piratage du groupe Canalsat, qui a tenté depuis plusieurs années de bloquer les deux récepteurs Atlas, a finalement réussi à mettre à mal les serveurs gratuits de cette marque. Malgré les mises à jour, l’Atlas s’est rendu à l’évidence, il n’arrive plus à décoder de manière continue les chaines TV de Canalsat.Ces derniers jours, les possesseurs du démo Atlas ont exprimé leur déception vis-à-vis de cet appareil très coûteux (17.000 DA soit 127 euros) et qui a du mal à satisfaire les exigences de ses clients. En effet, ils sont de plus en plus déçus notamment par les différentes mises à jour proposées ces derniers mois et qui se sont avérées inefficaces. Alors que la mise à jour était depuis des années gratuite, la Team King (hackers) a, en effet, demandé, pour la première fois une contribution financière de plus de 1500 DA pour chaque mise à jour de l’Atlas. Ces mises à jour étaient nécessaires pour contrecarrer les diverses contre-attaques menées par les bouquets officiels contre notamment l’Atlas HD200 vendu à plusieurs milliers d’exemplaire en Algérie ainsi que dans plusieurs pays du monde, a-t-on indiqué auprès de la Team King qui s’occupe de la mise à jour des serveurs de l’Atlas.Face à cette situation sans précédent, les utilisateurs n’ont pas manqué d’exprimer leur désarroi et préoccupations. La Team King répond ainsi : «Je comprends que les gens puissent être furieux par rapport à ce qui se passe avec leurs récepteurs. Vous voulez être tranquilles, procurez-vous un abonnement ou un autre récepteur. Mais personne n’a le droit de semer le doute. Vous n’êtes pas contents, personne ne vous oblige à rester ou à continuer d’utiliser l’Atlas. Pour le moment, on a arrêté le flashage des récepteurs. On ne le fait plus. Ceux qui vous disent le contraire ou le font, vous arnaquent, tout simplement. On a ouvert les chaînes pour le maximum d’utilisateurs. Il y aura tôt ou tard, un nouveau flash mais on essayera de garder un minimum de chaînes».Ces derniers jours, plusieurs chaines de Canalsat ainsi que Bein Sport sont effectivement ouverts aussi bien par l’Atlas HD200 que par l’HD100 et cela pour l’ensemble des leurs versions (B, D et F). Toutefois, d’autres marques ont commencé à réoccuper le marché des démodulateurs à l’image de Géant et de Starsat ainsi que de Condor, au détriment de l’Atlas qui perd de plus en plus de terrain.

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